FÊTE DE LA SAINT ÉLOI

" Saint Éloi est le patron de tous les cultivateurs du Midi.

Tous les villages et bourgades alentours de Marseille le fêtent au mois de juillet.

Voici de quelle façon les festivités se déroulaient autrefois :

Fin de matinée, on forme un cortège dirigé par les galoubets, tambourins et clarinettes...

Puis, viennent les " Joies " ou prix reluisants (*), noués avec des écharpes en soie, de franges d’or….

Fête de la saint Éloi avec l'étendard et les joies - Église Château Gombert

Fête de la saint Éloi avec l'étendard et les joies - Église Château Gombert

Vient après, la bannière de saint Éloi ou " guidoun ", précédée d'une horde de mulets et de chevaux.

Tout ce monde défile devant le parvis de l’église où le curé les bénit à mesure qu’ils défilent.

Début d’après-midi, un bal champêtre est organisé sur la place publique.

Vers cinq heures, chacun se rend aux courses organisées pour les animaux du défilé.

Galoubets et tambourins donnent l’aubade aux propriétaires victorieux.

S’en suit alors un banquet donné en l’honneur des membres de la corporation de Saint-Éloi dans la meilleure auberge.

Le repas terminé, les brindes (toasts) sont portés. (**)

Les convives élisent leur capitanat.

Un des convives monte alors sur une table et montre à la ronde un mouraù (bride), qu’il met aux enchères.

Les offres se succèdent.

Le prix est remis au plus offrant, qui se trouve alors Capitaine ou Chef des Jeux pour l’année suivante.

Il lui est attribué des « enseignes » (aides). Tout ce monde sort enfin pour créer une farandole qui fait le tour du bourg. Si le mouraù n’a pas été attribué, la fête et les enchères sont remises au lendemain......."

Source : Bnf. La Provence Artistique & Littéraire 1882.

(*) JOYO. Joie, ſatisfaction, contentement. Leis joyos. Le prix que l'on donne anx Fêtes connues sous le nom de Roumavagi.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

(**) D'origine, les brindes sont désignés par :

BRINDAÏRE. Hotteur. Celui qui transporte le vin dans une hotte de bois.

BRINDO. Hotte. Sorte de vaisseau de bois fait en forme de hotte de ferblantier ambulant, et servant à transporter le vin.

La forme a donné en suite le verbe : Brinder (boire)

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1839

MOURRAOU. Moreau. Emmusoir.

Espèce de sac ou panier de corde de spartz à claire voie, qu’on remplit de fourrage et que l’on suspend a la tête d’une bête de somme pour la faire manger hors de l’écurie.

Mourraou de muou, gros pichoun mourraou : moreau de mulet, gros, petit moreau.

Courre leis mourraoux : courir les moreaux , c’est faire courir un cheval ou un mulet à l’époque de la Saint Eloi, pour gagner le moreau qui est le premier et principal prix de ces courses de campagne.

On dit, proverbe et figuré, de celui qui, sans réfléchir, accepte les propositions qu’on lui fait pour le surprendre, et de celui qui donne dans le piège qu’on lui tend : Qu’à mes lou ped dins lou mourraou : qu’il a mordu à l’hameçon.

AROÏ : Éloi.

Nom d’homme. " Par Sant Aroï ":  " pour la Saint-Éloi ".

ALOI : Eloi.

Bel ay que vas en roumavagi

Ti recoumandi à Sant Aloy

Afin que de retour de viagi

Noun vèngues ni borni, ni goy.

Bel âne qui va à la fête pâtronale,

Je te recommande à saint Éloi,

Afin que de retour de voyage,

Nous ne soyons ni borgne ni boîteux.

Source : Dictionnaire Provençal 1785

FÊTE DE LA SAINT ÉLOI

AUBADE AUX

AUBADE AUX " ALLÉES DE PALAMA "

Bel ay que vas en roumavagi,  Ti recoumandi à Sant Aloy,  Afin que de retour de viagi,  Noun vèngues ni borni, ni goy..

Bel ay que vas en roumavagi, Ti recoumandi à Sant Aloy, Afin que de retour de viagi, Noun vèngues ni borni, ni goy..

Se per trabaillar l'on venie riche, lous azes pourtarien lou bast d'or....

Se per trabaillar l'on venie riche, lous azes pourtarien lou bast d'or....

SOURCE : BnF - LE RADICAL MARSEILLAIS - 18 JUIN 1934

SOURCE : BnF - LE RADICAL MARSEILLAIS - 18 JUIN 1934

FÊTE DE LA SAINT ÉLOI

FÊTE DE LA SAINT ÉLOI

" Dimanche dernier la petite commune de La Penne (*) célébrait la fête de son patron Saint-Eloi.

La veille au soir, un grand feu de joie indiquait, selon le programme, le commencement de la fête.

Le lendemain matin avait lieu la bénédiction des animaux.

C'est principalement de cette ancienne coutume, dont la tradition a été le plus religieusement conservée en Provence , que nous avons l'intention d'entretenir aujourd'hui nos lecteurs, car elle nous parait mériter une mention toute particulière de la part de notre journal.

A l'issue de la Grand'Messe, tous les chevaux, ânes et mulets de la localité, montés à califourchon par leurs propriétaires, sont arrivés devant la porte principale de l'église.

Ces animaux étaient enrubannés et recouverts de couvertures piquées, blanches ou à ramages, qui produisent dans leur ensemble l'effet le plus original et le plus pittoresque.

La cavalcade est dirigée par les Abbats du Trin. On donne ce nom aux organisateurs de la fête qui remplissent en même temps les fonctions de commissaires.

Les abbats accompagnent le Gaillardet que porte fièrement avec la bannière du pays, le garde de l'endroit.

C'est une bride de cheval surchargée d'ornements et composée de flots, de glands, de plumets et de bandes de laine et de soie aux couleurs les plus vives, entourée de petits clochetons en bronze, le tout encadrant des fragments de glace ronds, ovales, triangulaires ou carrés. On peut se faire une idée de l'effet que produit un pareil ensemble. Aussi chacun se dispute l'honneur de devenir acquéreur du Gaillardet, d'autant plus que cet honneur est attaché à la possession de l'objet convoité jusqu'à l'anniversaire suivant, c'est-à-dire pendant une année entière.

C'est principalement sur le Gaillardet que se concentre le principal intérêt de la journée. Pour le lecteur peu au courant de nos coutumes provençales, nous allons donner la définition du Gaillardet :

Le jour de Saint-Eloi, le Gaillardet est mis aux enchères et c'est le garde du pays qui remplit les fonctions de commissaire-priseur.

Nous avons assisté, dimanche dernier à la Penne, à ces enchères, qui commencent sur la place de l'Eglise et se continuent dans la tournée faite par la cavalcade chez les propriétaires de la commune. Il faut ajouter que la marche est toujours ouverte, par les tambourins et les galoubets, dont les airs gais et entraînants constituent un des principaux attraits de la fête.

En arrivant devant chaque habitation, ces instrumentistes jouent l'aubade, et les abbats remettent au propriétaire une Torque qui est souvent un gâteau fort présentable. Celui-ci offre des rafraîchissements à la troupe et dépose entre les mains du trésorier du Trin une offrande qui est destinée à alimenter la Société de secours de la localité.

Entre temps, le garde reprend les enchères du Gaillardet. Rien de plus nature que ce brave homme , faisant fonctions de commissaire-priseur et qui d'une voix langoureuse et monotone pousse à la vente avec tout le sérieux que comporterait un objet de grand prix.

" A 45 francs lou Gaillardet ", glapit notre homme !

" A 50 francs " , s'écrie un brave cultivateur juché sur un gros mulet !

" A 50 francs, lou Gaillardet es à Françoi Mooureou d'Ooubagno ", réplique le garde en scandant chaque mot, et un roulement de tambour suit cette déclaration pour la confirmer officiellement.

Et les enchères se continuent du même train, adjugeant tantôt à l'un, tantôt à l'autre, le fameux gaillardet objet de leur convoitise, et ce même manège se répète de propriété en propriété, dans la journée, puis dans les cafés où la troupe assoiffée va se désaltérer, jusqu'au souleou tremoun, qui est le délai extrême pour les enchères.

Ici, c'est le soleil en disparaissant derrière la crête de nos montagnes qui remplace l'extinction des feux des enchères judiciaires.

Nous n'avons pas suivi ces enchères jusqu'à ce moment, mais en général, le gaillardet est poussé jusqu'à 100 et 120 francs. Il y a même des localités où les propriétaires eux-mêmes, se mettant de la partie, le font monter à 300 francs.

C'est un beau prix pour une bride, car on aurait un riche harnais complet pour ce prix-là.

Le temps et l'espace nous manquent pour parler en détail des autres parties du programme de la fête. C'est à peu près partout la même chose.

Puis, à quatre heures, grand bal.

L'après-midi, il y a les courses de chevaux de taille, les courses des chevaux corses et celles des ânes ( ces dernières ne sont pas les moins intéressantes ). Prix pour chaque course : Une superbe écharpe!

Prix d'entrée : 25 centimes. Ça n'est vraiment pas cher, car on s'y amuse pour ses cinq sous.

Le bal se continue fort avant dans la nuit.

Le lendemain, grand assaut de boxe, course des hommes, course des enfants, etc., etc., puis, l'après-midi, le bal recommence.

L'année suivante, c'est encore la même chose et ces usages se perpétuent d'une génération à l'autre, sans qu'on les modifie jamais et c'est toujours nouveau.

Un de nos lecteurs qui assistait, dimanche, à la fêtede Saint-Eloi à la Penne, nous adresse le sonnet suivant qui lui a été inspiré par le spectacle de tout ce qu'il a vu ce jour-là :

LA SAINT-ELOI

Sous le porche de l'église,

Un bon pasteur villageois

Vient bénir, tout à la fois,

Cheval, mulet, jument grise

Qui vont trottant à leur guise,

Parés de harnais de choix,

A de champêtres tournois,

Que Messidor favorise.

Les filles en jupons blancs,

Agitent vers leurs galants,

Leurs foulards de belles soies,

Tandis que le fier vainqueur,

Porte triomphant les JOIES,

Qui lui tenaient tant au coeur. "

(*) Actuellement La Penne sur Huveaune

Source : BnF - " La Provence artistique " - Dimanche 16 juillet 1882 ( Chroniqueur local ).

LA FÊTE DE SAINT-ELOI A LA PENNE

SUPERSTITION

Pains bénits.

Le jour de Saint Éloi il y a fête pour les propriétaires de chevaux , mulets et ânes.

Après la bénédiction de ces animaux, on prend du pain bénit qu’on leur fait manger ; ce qui les préserve de la fièvre, dit-on.

Source : Google - Statistiques des B du Rh T4 - Comte de Villeneuve - 1829

CHÂTEAU GOMBERT - ARCHIVE INA 1957

Source : BnF - La Provence Artistique 1882
Source : BnF - La Provence Artistique 1882
Source : BnF - La Provence Artistique 1882
Source : BnF - La Provence Artistique 1882
Source : BnF - La Provence Artistique 1882
SOURCE : BnF - LE RADICAL - 18 JUIN 1934

SOURCE : BnF - LE RADICAL - 18 JUIN 1934

A CHATEAU GOMBERT ON JOUE A

A CHATEAU GOMBERT ON JOUE A "PIED TANQUÉ " ET PAS A LA " PÉTANQUE " !...

SOURCE : BnF - LE RADICAL MARSEILLAIS - 13 JUIN 1934

SOURCE : BnF - LE RADICAL MARSEILLAIS - 13 JUIN 1934

DÉCÉS DE STANISLAS ALLÈGRE

DÉCÉS DE STANISLAS ALLÈGRE

SOURCE : BnF - LE RADICAL DE MARSEILLE - 9 OCTOBRE 1934

SOURCE : BnF - LE RADICAL DE MARSEILLE - 9 OCTOBRE 1934

SECRET D'HISTOIRE

Le foulard Provençal

Lors des fêtes de la saint Éloi, les membres du groupe saint Éloi portent avec fièrté autour du cou, le foulard Provençal.

Mais, saviez-vous qu'il avait été aussi choisi comme signe d'appartenance d'une des premières troupes de scouts unitaires catholiques de Marseille ?

Cette troupe, la quatorzième (XIV), avait été créée à l'entre deux guerre par l'abbé Paul Mélizan, fondateur de l'Institut Mélizan en 1908, au 63 rue Jean Fiolle (*), actuellement transféré route des Camoins.

Par dérogation spéciale, alors que toutes les troupes créées en France, portaient un foulard identitaire, principalement confectionné d'un triangle de couleur unie, bordé d'un galon de couleur unie différente, il était réalisé aux motifs provençaux.

(*) ex rue Fortuné, ex rue abbé Fouque.

Uniforme XIV ème troupe Mélizan - 1960
Foulard XIVème troupe Mélizan.

Foulard XIVème troupe Mélizan.

DÉFILÉ & JEUX DES CORPORATIONS

Jeux des Corps de Métiers dans la Provence

" Chaque corps de métier était précédé d’un jeu destiné à faire connaître ses attributions.

Les Porte-faix. L’un d’eux, représentant St Christophe, patron de la corporation, porte sur les épaules un enfant richement vêtu. Six des plus robustes portent un tonneau sur un brancard. Ils heurtent les spectateurs et imitent les ivrognes. Cette représentation s’appelle la bouto embriago


Les prieurs portent une gourde remplie de vin et la présentent à tout le monde. Il est d’usage de boire ou au moins d’en faire le semblant.

Les Paysans. Deux tiennent un cordeau pour imiter les alignemens qu’on trace en plantant la vigne ; mais au fait le jeu du cordeau ne sert qu’à faire des crocs-en-jambes aux badauds.

Les Bergers. Ils escortent trois jeunes filles très-bien vêtues, montées sur des ânesses. Un berger, contrefaisant le niais, barbouille d’huile de genièvre ( oli de codé ) les personnes qui avancent leur figure pour voir de plus près. C’est ce qu’on appelle le jeu de Notre - Dame - des - Pâtres, qui donne lieu à des scènes fort plaisantes.

Les Jardiniers se contentent de jeter des graines d’épinard aux jeunes filles

Les Meuniers barbouillent de farine le visage des curieux 

Les Agriculteurs. Ils sont montés sur de belles mules richement harnachées ; des tambours , des trompettes, des timbales les précèdent ; ils distribuent du pain bénit. Cette troupe est désignée par le nom du Gué. "

&tc....

Source : Google - Statistiques des BduRh - T3 - Comte de Villeneuve - 1826

Le char des enfarineurs...

CHÂTEAU GOMBERT ET LA GRÈCE

" Dans quelques communes, on fête Bacchus. I.e dieu, monté à califourchon sur un tonneau placé dans une charrette traînée par des ânes, a la tête coiffée d'un entonnoir.

D’une main il tient une bouteille et de l'autre un verre. Il chante le vin et la folie.

Sa chanson est répétée par un nombreux cortège de jeunes gens travestis en satyres. "

Source : Google - La Provence - Histoire Usages, Coutumes, Idiomes - H Oddo - 1902

SOURCE : ARCHIVE.org

SOURCE : ARCHIVE.org

BUSTE - H : 5 cm

BUSTE - H : 5 cm

REPRÉSENTATIONS ICONOGRAPHIQUES DE SAINT ÉLOI, ÉVÊQUE DE NOYON

Saint Éloi : Alo, Eloy, Eligus (l'élu)

Baume, Les saints, à tort ou à raison, ont été considérés comme doués après leur mort du privilège, de répandre une sorte de baume. Ainsi leurs corps, non-seulement avaient échappé à la corruption du tombeau, mais devenaient comme la source d'une liqueur parfumée ou bienfaisante que les fidèles recueillaient avec respect. Pour quelques-uns d'entre eux, cette faveur extraordinaire n'est connue que par le souvenir des temps passés ; mais il en est encore qui continuent à donner ce spectacle. Telle est par exemple Saint Éloi.

Les Grecs, chez lesquels cette merveille paraît avoir été plus fréquente, ont fait un mot pour désigner les saints dont les restes ont reçu cette faveur du Ciel ; ils les appellent Myroblites.

Captifs, On cite plusieurs délivrances miraculeuses de captifs obtenues par son intercession ; mais ces miracles eurent lieu surtout après sa mort. D'autres saints se firent un nom en ce genre, au moyen âge, par la célébrité qu'avaient leurs tombeaux pour la libération des malheureux qui pouvaient s'y rendre chargés de chaînes. Leurs fers se brisaient au terme du pélerinage, et des pénitents cherchaient ainsi à savoir quand leur repentir aurait été agréé. Divers saints aussi, surtout à l'époque mérovingienne, interposèrent une protection souvent bénie de Dieu entre la race conquise et les envahisseurs qui la rudoyaient. Tels furent, par exemple, saint Rémi, sainte Radegonde, saint Columban, saint Amand, saint Rieul, saint Géry (de Cambrai), saint Marcel de Paris,...

Châsse, Les châsses près de lui. On sait qu'il avait été argentier du roi de France, c'est-à-dire orfèvre, monnayeur, financier, etc. ; et même devenu évêque, il aimait encore à employer son art pour enfermer les reliques de saints dans des coffres précieux, afin de mieux faire comprendre aux fidèles le respect que méritaient ces restes vénérables.

Cheval, Invoqué comme Patron des laboureurs

ÉGLISE DE CHÂTEAU GOMBERT

ÉGLISE DE CHÂTEAU GOMBERT

Croix, On vit à sa mort son âme monter au ciel sous la forme d'une étoile qui représentait une croix rayonnante

Enclume, marteau, Divers saints orfèvres ou forgerons peuvent être peints, soit à la forge, soit à l'enclume ; et saint Éloi est représenté ainsi dans une quantité de petits monuments publiés par M. Arthur Forgeais. Toutefois, lorsque la figure de ce saint est peu développée, on se contente de lui donner un marteau.

Couple, Avec sainte Godeberte, à laquelle il donna sa bague épiscopale. Avec sainte Aure de Paris, abesse. Celle-ci, venant de Syrie en France, pour fuir les périls auxquels l'exposaient sa jeunesse et sa beauté, se mit à Paris sous la conduite de saint Éloi qui changea sa propre maison en un monastère pour la sainte et pour les filles qui se consacrèrent à Dieu en grand nombre sous la conduite de la jeune abesse étrangère.

Incendie, Éteignant par ses prières, un incendie qui menaçait de consumer l'église de saint Martial à Paris

Livre, On l'a quelquefois peint, avant son épiscopat, travaillant dans son atelier d'orfèvre, avec un livre ouvert près de lui, pour pouvoir y jeter les yeux de temps en temps, et occuper ainsi son esprit de pieuses pensées.

Marteau, Représenté habituellement en costume épiscopal, mais avec un marteau à la main, ce qui a donné lieu au dicton : " Froid comme le marteau de saint Éloi ", parce que l'on ne voit jamais son marteau en mouvement....

Potence, Dépendant les suppliciés, pour leur donner la sépulture. L'un d'eux se trouva vivant, et le saint lui obteint sa grâce.

Sépulcre, On met le saint au nombre des myroblites. Saint Ouen raconte que la richesse de son tombeau avait introduit l'usage de le draper pendant le carême, à cause de l'état des pierreries et de métaux précieux qui le revêtaient. On reconnut bientôt qu'une liqueur découlait du voile jeté sur ce sépulcre, et l'on s'en servit utilement contre diverses  infirmités.

Source : Archive.org - Caractéristiques des saints dans l'Art populaire - T1/T2 - Père Ch Cahier - 1867

Démon, (iconographie non prouvée, se rapporterait à Saint Dunstan - tentation par le diable)

VANO PIQUADO

La couverture de lit piquée.

" Pour la Saint-Eloy, il y a toujours exhibition fastueuse de ces couvertures au village. Paysans et charretiers font assaut de luxe sur ce point, ce jour-là. "

Source : Archive.org - Oeuvres complètes - T2 - V Gélu - 1886

FÊTE DE SAINT ÉLOI - CHÂTEAU GOMBERT - 2006

FÊTE DE SAINT ÉLOI - CHÂTEAU GOMBERT - 2006

LA " LÉGENDE " DE SAINT ÉLOI

Abbaye d'Ourscamp 

Une légende raconte que Saint Eloi (588 / 660) se rendait souvent sur ce site.

Les pierres de l'abbaye première étaient apportées sur des chars à boeufs. Un jour, un ours dévora un boeuf.

Saint Eloi a demandé à l'ours de remplacer le boeuf pour transporter les pierres.

L'ours a obéit ; c'est pourquoi ce site se nomme Ourscamp (champ de l'Ours) .

Abbaye fondée en 1129 par les Cisterciens.

Abbaye fondée en 1129 par les Cisterciens sur l'ancien site.