Les Jas

Les bergeries étaient peu nombreuses mais importantes en cheptels, sur le versant Sud de l'Étoile. Elles avaient des aires de pâtures s'étendant de saint Mître à Plan de Cuques. Les aires sont encores visibles, tant du sol, que du ciel. Certains murets sont tirés en lignes droites sur plusieurs centaines de mètres à travers les collines.

Une des plus importantes est la "Grande Bergerie". Le lieu est totalement isolé mais comporte un lieu de vie qui pouvait regrouper plusieurs bergers, et des dépendances qui abritaient les troupeaux. L'importance et l'utilité des murs sont à signaler.

Nota. On appelle "Jas" de manière générale, la bergerie où l'on enferme le(s) troupeau(x), mais parfois, tout simplement : l'enclos où l'on parque les moutons pour paître ou dormir (Jas de Carri, Jas de Turc...)

Source : Lou Trésor dou Félibrige - Frédéric Mistral

Autre définition :

Jhas : lieu où l'on enferme le troupeau. Gîte. Lieu où le lièvre repose, où il est enfoncé.

Au figuré : Gîte. Lieu où l'on demeure, où l'on couche ordinairement. Trouva la maire oou jhas : trouver dans son gîte, ou couchée quelque part, la personne que Ion cherche.

Source : Dictionnaire Provençal - J-T Avril - 1839

Un " Jas " était situé à l'entrée de Château Gombert (Traverse Co dou Jas) La destination des bâtisses n'est pas clairement mentionnée dans les registres (*). Quelques parcelles attenantes cadastrées ne permettent pas de dire qu'il s'agissait de patures de bergerie. Le cadastre Napoléon le signale comme  hameau constitué de quelques maisons (propriétaires : Barrière, Cauvin, Malet, Pelet, Portal, Bonifay, Chailan...)

(*) Source : Cadastre Napoléon 1820

Nous trouvons d'Ouest en Est, depuis Saint Mître vers la limite Est du territoire de Château Gombert :

Jas du Maigre

Grande Bergerie

Jas Mouret Carri

Jas de Louisson

Jas de Turc

Jas Bonifay

Jas des Fabres

Tous ruinés....

A noter que seuls quelques propriétaires se partagent la totalité du versant Sud de l'Étoile :

Mouren Jean-Louis :  Baume Nougière ( 58 Ha )

Sarde Antoine : Baume Loubière

Chaix Jean-Baptiste et Benet Blaise : L'Étoile ( 91 Ha )

Berrut Charles : Les Mourets

Julien Thomas : Les Mourets

Chaix Jean-Baptiste et Benet Blaise : Les Mourets

Chaix Jean-Baptiste et Benet Blaise : Carri

Cauvin Catherine et Touret Jean-Baptiste : Carri

Julien Delouïde Joachim et Jean-Baptiste Dorothée : La Grande Bergerie - Palama - Les Ouïdes - La Nègre ( 365 Ha (*) ). Outre les parties pour pâtures, les terres comprenaient les barres rocheuses à l'Est de l'Étoile (Barre d'Autran, de la Gatauque)

Rougon Auguste : l'Étoile ( 56 Ha )

Chaix Jean-Baptiste et Benet Blaise : Le Louisson

Giraud Joseph - Julien Jeanne : Vallon de Severan

(*) Soit une supercie donnée par un carré de 2 Km d'Ouest en Est (Grande Étoile à l'Est du Vallon des Ouïdes) par 2 Km Du Sud au Nord (Palama, au dessus des Barres d'Autran et Gatauque).

Saints Patrons des bergers. Fêtés jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, puis supprimés progressivement du Calendrier.

Saint Armogaste, martyr. Fêté le 29 mars

Saint Benezet. Fêté le 14 avril

Saint Drogon. Fêté le 16 Avril

Sainte Solange. Fêtée le 10 mai

Saint Pascal Baylon. Fêté le 17 mai

Sainte Germaine Cousin. Fêtée le 15 juin.

Source : Archives.org - Les saints Patrons des Corporations et Protecteurs - Louis Du Broc Desegange - 1886

COMPTAGE DES BÊTES par Trentaniers

Le compte des animaux n'était pas fait par dizaines ou centaines. On disait posséder un certain nombre de trentaniers (*). La réglementation imposait un certain nombre de boucs par trentaniers ; de même pour les chêvres.

(*) S'écrit aussi Trentenier, Trentainier

TRENTANIÊ. s. m. Terme de berger. Trentain. Manière de compter et d'évaluer les bêtes à laine. C'est ainsi qu'au lieu de dire quatre-vingt-dix bètes , on dit "tres trentaniès" : trois trentains. "Un escabouè de douze trentaniès". Un troupeau de douze trantains.

Cf. In fine de la rubrique, les taxes afférentes aux possesseurs de trentaniers, ainsi qu'aux bergers cheminant avec leurs troupeaux.

NOTA : Un Chef de bergers s'appelait BAYLE, qui est aussi le nom du(ne) supérieur(e) d'une communauté. (Baylouno &tc...)

PASTRAS, ASSO. Gros berger. Bergère grosse et dodue. Il signifie : grossier, rustre.

Source : Cartomundi - Propriétés de Julien Delouïde Joachim et Jean-Baptiste

Source : Cartomundi - Propriétés de Julien Delouïde Joachim et Jean-Baptiste

La Grande Bergerie
La Grande Bergerie
A remarquer les restanques et les dépendances
Source : Cartomundi - Jas du Maigre (1) Grande Bergerie (2)
Jas Le Louisson
Jas Le Louisson
Source : Cartomundi - A noter : " Vallon des "Ou(ï)des "
Vue vers l'Ouest
Source : Cartomundi - Jas du Maigre
Source : Cartomundi - Jas du Maigre
Vue vers l'Ouest
Jas de Turc
Jas de Turc
Source : remonterletemps.ign
Cadastre 1820 - 1866
Jas Bonifay
Jas Bonifay
Source : remonterletemps.ign
Jas des Fabres
Jas des Fabres
Source : remonterletemps.ign
Co dou Jas
Co dou Jas
Source - ville de Marseille
Traverse Co dou Jas
Le hameau en bas à droite, et le lieu-dit en limite haute du futur canal
Parcelles sur l'Étoile (trait fin sur indicateur)

Parcelles sur l'Étoile (trait fin sur indicateur)

Jonction de murets

Jonction de murets

PÉAGE & PULVÉRAGE - OBLIGATION DES BERGERS AVEC TRENTENIERS - BULLETIN 1899/1900 T IX

PÉAGE & PULVÉRAGE - OBLIGATION DES BERGERS AVEC TRENTENIERS - BULLETIN 1899/1900 T IX

INVOCATION

Saint GILLES. Patron des bergers. Fêté le 20 mars (*) Cf. Saint ARMOGASTE Fêté le 29 mars (*), Saint BENEZET Fêté le 14 avril (*), Saint DROG(Y)ON Fêté le 16 avril (*), Sainte SOLANGE Fêtée le 10 mai (*), Saint PASCAL Fêté le 16 avril (*), Sainte AGATHE Fêtée le 5 février (*)

Sainte GERMAINE. Patronne des bergères. Fêtée le 15 juin (*) Cf. Sainte GENEVIÈVE Fêtée le 3 janvier (*)

Source : Archive.org - Les saints Patrons des Corporations - T1 - Louis du Broc de Ségange - 1887 (*)

PULVÉRAGES SUR LES TERRES DES ALPES (FIEFS OCCUPÉS PAR DES GOMBERT) - BULLETIN 1899/1900 T IX

PULVÉRAGES SUR LES TERRES DES ALPES (FIEFS OCCUPÉS PAR DES GOMBERT) - BULLETIN 1899/1900 T IX

Secret d'histoire

Contribution des Portes et Fenêtres.

Cette contribution, établie par la loi du 24 novembre 1798, atteint, au moyen d'un tarif gradué suivant la population des communes, les portes et fenêtres donnant sur les rues, cours et jardins, des maisons, bâtimens , usines , magasins, hangars, boutiques et salles de spectacle. Peu après on ordonna la perception d'un supplément à cette taxe, et ensuite une subvention extraordinaire de guerre sur cette même contribution

Une des dispositions de loi précitée et de quelques actes postérieurs, exempte de la contribution : les portes et fenêtres servant à éclairer ou aérer les granges , bergeries , étables , greniers , caves et aptres locaux qui ne servent point à l’habitation des hommes.

En vigueur en 1896 / Source : Coll. part.

En vigueur en 1896 / Source : Coll. part.

LOI DU PLUS PROCHE

C'est ainsi qu'on appelait en Provence, l'usage où l'on était dans quelques communes, de faire payer le dommage, dont on ne connaissait pas l'auteur, au propriétaire de la bergerie voisine, ou du troupeau trouvé le plus proche du champ endommagé.

Source : BnF - Code rural - 1817

LE SAVIEZ-VOUS ?....

LE SAVIEZ-VOUS ?....