ESTRASSAÏRE

Chiffonnier. Celui qui va d'un pays à l'autre pour récolter de vieux chiffons. Marchand de chiffons, de vieux linge.

Au feminin l'on dit, estrassèiris.

Estrassar. Déchirer, mettre en lambeaux. En certains pays, estripar.

Eſtrassat, ado. Déchiré.

Estrasso. Chiffons, vieux linges. L'on dit aussi patos.

Eſtrasso de marcat. Bon marché.

Beou peou. Beau poil. Nom que l'on donne aux fripiers qui courent dans les rues en criant : " beou peou ! "

Source : Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

" Vendem tout à estrasso de marcat " Vendons tout à " déchire-marché ", c'est-à-dire à très-bas prix...

Source : Google - Les cris de Marseille - R de la Colombière - 1868

ESTRASSAÏRE. Drillier. Celui qui achète et ramasse les vieux chiffons de toile et de drap, pour les fabriques de papier. Crida coum'un patiaire, coum'un estrassaïre : crier comme un chiffonnier

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1839.

LOU BRAÏO A MIRAOU

Pantalons de travail, qui ont des pièces carrées aux genoux et aux fesses. L’étoffe de ces pièces est ordinairement plus fraîche, elle a une couleur plus foncée que celle du reste du vêtement ; et comme la couture forme une espèce de rebord qui semble encadrer la pièce, ces pantalons sont appelés braio à miraou (pantalon à miroirs), ainsi que l’homme qui les porte, et ce par une double métonymie qui a bien son coté pittoresque.

Source : Victor Gélu

RATAILLONS

RATAILHOUN, Rognures des habits, morceaux d'étoffe que l'on coupe en faisant les habits, les meubles, &c... Retaille.

Source : Google -  Dic Provençal / Français - T2 - Achard - 1785

A noter le sens totalement détourné de nos jours : Reste, petite quantité de nourriture...

DESTRUSSI

Fripeur, fripeuse. Qui fripe, consume, gâte, use toutes ses bardes. " Aquel enfant est un beau destrussi ": cet enfant fripe d'habillements plus qu'on ne saurait dire.

MARCHAND DE TISSUS & DEUIL

Seul fait, qui concerne les négociants en tissus de tout genre, drapiers, toiliers, etc.

Ces marchands étaient dans l'usage, ce qui est encore pratiqué par quelques-uns d'entre eux, lorsque leur famille était en deuil, de mettre pendant quel que temps, de chaque côté de la porte du magasin, et en dehors, une toile noire d'un mètre carré environ, en remplacement de la toile grise de la même dimension, qui servait d 'enseigne à ce commerce. C'est ce qui se pratiquait à Marseille. Le magasin portait le deuil ; rien de semblable n 'était pratiqué par les autres états.

Source : Google - Les Cris des Marseillais - R de la Colombière - 1868

INDIENNES

En 1882, deux commerces de vente d'indiennes (tissus imprimés) étaient tenus par :

- Mlle Arnaud Félécité.

- Baudouin Marius

Source : BnF - L'Indicateur Marseillais - P Blanc - 1882